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Maladie d'Alzheimer : une maladie liée à la pollution ?

La maladie d'Alzheimer appartient à la catégorie des " maladies de civilisation ". La population de la Terre est malade de la dégradation de son environnement et de son alimentation. Les pays pauvres souffrent de dénutrition, de famines, d'absence d'eau potable et de la pollution. Les pays riches meurent par la surabondance alimentaire de mauvaise qualité et de pollution. La Terre est malade de l'Homme, l'Homme est malade d'une Terre déséquilibrée, polluée, incapable de se régénérer si nous n'agissons pas d'urgence. Ce cri d'alarme lancé il y a plus de 30 ans par des écologistes avant-gardistes est repris aujourd'hui par les scientifiques et hommes politiques responsables. 2004 constitue l'année charnière à partir de laquelle le 21e siècle, après quelques hésitations prend ses marques et s'engage dans la voie d'un programme de développement durable pour le 21e siècle (l'AGENDA 21), décidé lors du Sommet de la Terre de Rio de 1992 et réaffirmé avec force et détermination à Johannesburg en 2002. Le Colloque " Cancer, environnement et société " organisé à l'UNESCO à l'initiative du Dr. Belpomme et de l'association ARTAC le 7 mai 2004, portait sur les effets cancérigènes de la pollution chimique, responsable rien qu'en France de 120.000 morts par an (voir article). 70 scientifiques signaient l'Appel de Paris. Les textes des interventions du Colloque sont aujourd'hui disponibles dans la revue " L'Ecologiste " n°13.

Historique

1906 : lors d'une réunion de psychiatres allemands, à Tübingen, Aloïs Alzheimer rapporte le cas d'une femme de 51 ans souffrant d'un délire de jalousie suivi d'une " désintégration " de ses fonctions intellectuelles. L'examen du cortex cérébral au microscope révéla la présence de plaques séniles analogues à celles de la démence sénile et associées à des lésions jusque-là inconnues, caractérisées par des amas anormaux de fibrilles dans les neurones, réalisant des lésions de dégénérescence neurofibrillaire. Ce n'est qu 'en 1912, qu'on parle pour la première fois de la " maladie d'Alzheimer " dans un traité de psychiatrie , maladie définie à cette époque comme une démence du sujet jeune, rare et dégénérative. Dans le dernier tiers du XXème siècle les connaissances sur cette maladie évoluent sensiblement. La maladie d'Alzheimer est bien une démence dégénérative par opposition aux autres causes de démences, toxiques, carentielles ou vasculaires cérébrales.

Description

La maladie d'Alzheimer est une affection dégénérative des neurones du cerveau jouant un rôle dans la mémoire et les fonctions intellectuelles. Cette maladie incurable progresse le plus souvent vers la démence, c'est à dire une déchéance physique et mentale associée à une perte de l'autonomie. Dans la majorité des cas, la maladie se déclare autour de 70-80 ans. Certaines formes précoces apparaissent avant 65 ans. Elles sont rares mais d'évolution rapide. Certains ont pensé que la maladie d'Alzheimer correspondait à un vieillissement accéléré. Il est maintenant établi qu'il s'agit d'une maladie spécifique qui se distingue tant sur le plan de la physiologie que sur le plan des fonctions intellectuelles du vieillissement normal. A l'heure actuelle, la maladie d'Alzheimer est toujours considérée comme d'origine inconnue. Ceci semble résulter d'une méconnaissance ou d'une sous-évaluation de l'impact de la pollution chimique récemment dénoncée comme principale cause de cancers et de maladies dégénératives par les scientifiques ayant signé l'Appel de Paris.

Importance de la maladie

La maladie d'Alzheimer touche en France plus de 600.000 personnes de plus de 75 ans et chaque année plus de 100.000 cas se déclarent (165.000 l'an passé). Il s'agit d'un véritable fléau de notre société moderne et une priorité absolue de santé publique. Le diagnostic précoce n'est effectué que dans 15% des cas. Et pourtant c'est au stade initial de la maladie qu'on a le plus de chance d'agir efficacement. C'est dire l'importance du dépistage précoce pour donner une chance de ralentir, voire d'enrayer ce redoutable processus dégénératif aux lourdes conséquences pour le malade et sa famille. Bien entendu ce n'est que par une politique globale de " SANTE DURABLE ", supprimant les causes environnementales de maladies et donc en traitant les causes que nous aurons une chance d'inverser le processus. Et c'est aussi et surtout en corrigeant la grave dérive alimentaire des jeunes et leur inculquant les bonnes règles de l'alimentation de santé que nous éviterons ou minimiserons les maladies dégénératives de l'adulte et du vieillissement.

Dépister les premiers signes

Les premiers signes sont difficiles à dépister. C'est avant tout à la famille de noter des modifications dans le comportement et les processus de cognition (mémoire, orientation, perte d'initiative, perte d'activité, ...) et de demander d'urgence une consultation de dépistage. Le premier signe de la maladie d'Alzheimer est une altération de la mémoire. Ces troubles de la mémoire sont de nature différente et de surcroît plus étendus que ceux du vieillissement normal.

Les lésions du cerveau

Elle résulte de la présence dans le cerveau de lésions du tissu nerveux associées à une perte importante de neurones dont un des mécanismes de mort est l'apoptose (mort cellulaire). Il s'agit des plaques séniles et des dégénérescences neuro-fibrillaires.. Dans le vieillissement normal, ces lésions sont localisées et en nombre limité tandis que dans la maladie d'Alzheimer ces lésions se propagent en chaîne dans différentes parties du cortex cérébral.

Dépistage : test sanguin (dépistage du cholestérol, diabète). Tests de mémoire : consulter le médecin généraliste, un gériatre ou un neurologue. D'importants progrès dans le dépistage sont à prévoir. Dosage des radicaux libres, dépistage des intoxications par les polluants, pesticides, métaux lourds...

Soigner la maladie d'Alzheimer

Les pistes à suivre : dès 1999 des équipes de chercheurs ont affirmé que le type d'alimentation était déterminant dans la survenue des altérations du cerveau (7 fois plus de risques chez les gros consommateurs de graisses). La piste alimentaire est la plus importante et la plus négligée. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous avons encore trop l'habitude, après des décennies de mauvaises pratiques de ne compter que sur les produits chimiques au détriment de la qualité des aliments. Or, de quoi souffre la population des pays dits développés ? De surnutrition en aliments trop gras, trop sucrés, d'excès de viandes, de sels et d'excitants. A cette malnutrition s'ajoutent les atteintes cellulaires dues aux radicaux libres produits par les produits chimiques, les rayonnements... qui accélèrent le vieillissement cellulaire Il faut donc réformer d'urgence l'alimentation des enfants, des adultes et des seniors afin d'éviter les maladies dégénératives.

Le régime dit " ancestral " décrit dans le livre du Dr. Jean Seignalet* évite les aliments " modernes " tels que les produits laitiers, les aliments contenant du gluten (blé, avoine, orge...), et préconise de manger cru, frais et si possible bio. L'alimentation devra donc apporter un maximum de vitamines anti-oxydantes : vitamine C, A, et E et les oligoéléments anti-oxydants : zinc, sélénium....

La complémentation alimentaire apportera les vitamines et oligoéléments déficitaires dans l'alimentation courante , notamment zinc et magnésium.

Les plantes adaptogènes apportent une aide tant physique que psychique permettant de diminuer les effets délétères du stress. Les plantes riches en phyto-hormones exercent une action favorable sur la santé du cerveau (voir article B. Arnal-Schnebelen)

Les plantes à flavonoïdes, fruits et légumes, aident l'organisme à lutter contre les altérations vasculaires. Les flavonoïdes sont contenus dans de nombreuses plantes colorées dites " vasculotropes " comme la vigne rouge, le cassis et les fruits rouges en général dont le raisin rouge expliquant les bienfaits de l'usage modéré du vin rouge de qualité bio (les anthocyanes contenues dans la peau et les pépins du raisin (voir fiches-conseils).

La respiration : l'aliment n°1 du cerveau c'est l'oxygène. Bien que ne représentant que 2% du poids du corps, le cerveau consomme 20% de l'oxygène que nous inhalons. La mauvaise respiration engendre une sous-oxygénation des cellules cérébrales, prédisposant à l'installation de zones inflammatoires puis de sclérose du tissu nerveux et de morts cellulaires par excès de radicaux libres. La posture : une bonne posture favorise une bonne irrigation du cerveau, l'ostéopathie posturale est fondamentale pour la bonne oxygénation du système nerveux. La bonne posture est donc essentielle.

Les toxicomanies : évitez absolument les toxicomanies : tabac, alcool, drogues chimiques qui toutes produisent une quantité énorme de radicaux libres qui détruisent les membranes et l'ADN cellulaire, facteur n°1 de da dégénérescence cérébrale.

Et cette liste n'est pas exhaustive.

L'avenir : vers une santé durable

Il est impératif de changer l'orientation de la recherche trop souvent limitée à la mise au point de médicaments symptomatiques dispensant de s'attaquer aux causes des maladies. La notion de SANTE DURABLE, partie intégrante de la notion d'éco-développement durable apparaît comme celle de l'avenir. Les comptes en rouge de l'assurance maladie, le nombre croissant de maladies dégénératives - malgré les sommes faramineuses investies - doivent nous inciter à opérer une mutation vers une prévention-santé, complémentaire des indispensables soins d'urgence et des maladies organiques et génétiques.

Sept mesures pour une santé durable.
  • 1) Développer la recherche en l'orientant vers " l'écogénétique " comme le préconise le Pr. Seralini.
  • 2) Créer d'urgence un enseignement d'écologie médicale et un recyclage de tous les médecins et professions médicales et paramédicales afin qu'ils connaissent les relations entre l'environnement et la santé et traitent les causes et non plus les seuls symptômes.
  • 3) Développer dès l'école primaire une éducation écologique, sanitaire et alimentaire, axée sur le respect de la nature, le respect de soi et des autres et l'apprentissage d'une alimentation saine et diversifiée en évitant sucres, graisses et produits chimiques, privilégiant les produits naturesl et bio, exempt de la cohorte de substances chimiques (additifs) dont l'accumulation est responsable de nombreuses pathologies.
  • 4) Informer la population et les agriculteurs : le Dr. Henry Joseph, chercheur en pharmacognosie et des chercheurs de l'INRA préconisent de créer une caravane du bio en Guadeloupe pour informer la population de l'importance de l'alimentation pour réduire les risques de maladies dégénératives telles que les maladies cardio-vasculaires, diabète, cancers et maladie d'Alzheimer. Un exemple à suivre dans l'hexagone.
  • 5) Favoriser les Labels bio et la conversion de l'agriculture intensive polluante en culture biologique, source de santé et de dépollution.
  • 6) Favoriser les médecines " écologiques " ayant prouvé leur utilité et leur efficacité : homéopathie, ostéopathie, médecine chinoise, phyto-aromathérapie, réflexothérapies, psychothérapies comportementales et cognitives... Créer, comme le suggère Me Isabelle ROBARD un corps d'éducateurs de santé chargés d'accompagner les Français sur le chemin de l'éducation sanitaire et de la prévention.
  • 7) Lutter plus efficacement contre le tabagisme et l'alcoolisme des jeunes et a fortiori contre les drogues de toutes sortes.
A suivre...

Pour en savoir plus :

Livres à lire :

  • 1) " La maladie d'Alzheimer ". Dr Jean- Loup Dervaux et Mme Mireille Peyronnet. Editions Dangles. Commentaires : Ce livre qui vient de paraître aux Editions Dangles est indispensable. En effet, la maladie d'Alzheimer est souvent perçue comme un processus dégénératif irréversible, rarement comme une maladie à guérir. Ce qui fait tout l'intérêt de ce livre, c'est ce message d'espoir que le Dr Jean- Loup Dervaux et Mme Mireille Peyronnet ont souhaité faire passer dans cet ouvrage complet, clair et de lecture facile pour tous. C'est la première fois qu'un livre consacré à cette affection, traite des thérapies naturelles,ces traitements ayant une action essentiellement préventive mais aussi curative, en agissant de façon complémentaire et synergique avec traitements médicaux. Le réel intérêt de cet ouvrage se situe dans la priorité donnée à la prévention, qui concerne, à la fois le malade, ses accompagnants et à la recherche et à l'élimination des causes médicales favorisant ou aggravant la maladie. Une mine de conseils pour prévenir ou soigner cette pénible maladie.
  • 2)* " L'alimentation, la troisième médecine " Jean-Seignalet Ed. FX. Guibert
  • 3) " Santé, mensonges et propagande " Isabelle Robard et Thierry Souccar. Ed. Le seuil.
  • 4) " La méthode naturelle anti-stress " et " La méthode naturelle anti-âge " Ed. Alain et Guy Roulier. Diffusé par les Editions DANGLES.
  • 5) Stress, pathologies et immunité Jean-Michel Thurin et Nicole Baumann. Editions Médecine-Sciences. Flammarion. Commentaires : ce livre détaille tous les mécanismes qui à partir du stress engendrent ou contribuent à déclencher les maladies graves, de l'allergie au cancer en passant par les maladies dégénératives cardio-vasculaires ou cérébrales. Un livre fondamental sur le stress.
Sites internet :

www.sante.gouv.fr/ consulter dossier maladie Alzheimer
www.esculape.com/geriatrie/alzheimdietetique.
www.maladie-alzheimer.com/maladie/depistage/index.html

Guy Roulier